Energie Pop. Essence féminine. Mia April, c’est la joie d’une rencontre, la découverte d’un live d’une extrême énergie et d’une œuvre librement inspirée des univers de la pop et de l’électro.
De la musique pour les filles et les garçons.
L’équipe a passé un bon moment lorsque Paulette a invité Mia April à La Marquise. Sous ma « plume » tout cela pourrait sonner somme toute très girly, mais la parité régnant au sein de la rédaction, on s’accorde pour dire que son live est féminin et élégant, dynamique et percutant. Une vague de bonnes ondes à l’état brut, qui t’invite à rire et danser sur la piste. MIIY l’a rencontrée près d’un mois après cette soirée. Son projet ne manque pas d’ambitions, elle est artiste autant que réaliste, tout en restant entièrement dévouée à l’ensemble de ses projets.
Mia arrive à Lyon dans le cadre de ses études en 2004. Ne se refusant aucune rencontre sur le plan musical et artistique, elle fait vite la connaissance de nombreux musiciens du domaine de la pop puis de l’électro (Apple Jelly, WAT, Datraxer, Daroc). Ceux-ci seront pour elle autant d’expériences et d’influences qui alimenteront le projet musical qu’elle monte dès avril 2009, Mia April. Quelques mois à murir cette idée seule chez elle, avec ses instruments, son ordi, ses logiciels et le souvenir de toutes ses expériences musicales. Du coup Mia, c’est un peu une « autodidacte autarcique » de la musique, seule dictatrice de son propre style. Partagée entre adolescence pop et maturité technologique, son projet la conduit très vite à passer par l’électronique. Elle ne s’imagine plus travailler à partir de « sons bruts », « passer par l’électro, c’est pouvoir explorer des univers infinis ». Ne laissant rien au hasard, elle s’enregistre au chant, à la guitare et à la basse tout en gardant un contrôle absolu sur toutes ces pistes. Elle retravaille tous ces enregistrements avec la volonté de les transformer et de les adapter justement à l’univers électro-pop qu’est celui de Mia April.
Mia April, personnage scénique héroïque.
Tout ce travail personnel en amont est ensuite arrangé et réajusté sur mesure lors de ses répétitions avec le batteur Fat Kick Joe. Il intervient sur tous ses lives. Si le nom de ce dernier vous évoque quelques souvenirs, c’est peut-être parce que vous l’avez entendu ou vu au sein de son groupe Apple Jelly à l’occasion d’évènements à Lyon ou d’autres comme le Printemps de Bourges ou Musilac par exemple. Derrière ses épaisses lunettes noires et sa batterie, il est d’un calme impassible, assurant une pulse nous rappelant à l’énergie folle de Mia. Son interprétation scénique relève à peu près autant d’une prestation musicale que de celle d’un jeu théâtral. Elle revendique une musique envisagée pour le live et « ce besoin de devoir la transmettre en direct au public ». C’est donc avec un naturel instinctif qu’elle envisage près d’un an après la création de Mia April de tourner sur des scènes lyonnaises. Elle jouait ce 22 décembre dernier à la soirée du magazine parisien Paulette, plus tôt à l’Escale puis à l’Interface, récemment vue sur la scène du Kraspek Mysik, elle a aussi été plusieurs fois appelée dans le cadre des évènements de l’association Art Feast : à la Marquise il y a déjà quelque temps, et en première partie de Yelle le 22 octobre 2011 à l’occasion des 3 ans de l’association au Ninkasi Kao (c’est qu’ils ont le nez chez Art Feast pour dénicher les nouveaux talents lyonnais).
Si Mia April sonne comme l’essence d’une nouvelle maturité électro-pop pour Mia, ‘Y’ le projet dans lequel elle est impliquée en collaboration avec un des membres du groupe WAT et des artistes de la capitale (notamment le musicien Daroc), évoque alors l’aboutissement de cette identité de jeune femme assumée. On est plus qu’envoutés par le charme de ce groupe plus orienté trip-hop que pop. Cette formation explore de nouveaux univers électroniques, le timbre langoureux de Mia devenu plus posé, lui révèle un caractère plus adulte. On se régale d’une lenteur retrouvée et appréciée dans des morceaux comme « Instability » ou « Post » par exemple. La création minimaliste et hypnotique du « trip » est parfaitement arrangée et mêlée aux basses plus profondes du « hop ». Le groupe Y, c’est un projet musical plus que bien ficelé, mais avant tout un concept artistique qu’ils travaillent encore à rendre inédit. La musique se veut expressive d’un univers qu’ils tentent de prolonger à travers le dispositif visuel et scénique imaginé et créé par l’une des membres du groupe. Si nous reconnaissions déjà Mia comme étant une bête de scène, nous nous languissons tendrement de découvrir les expérimentations ce jeune groupe « pariso-lyonnais » dans la capitale des Gaules. L’appel est lancé : « Tourneurs, Chargés de programmation de salles, clubs, discothèques, musées, galeries, festivals ou tout autre événement artistique, Lyon veut vivre l’expérience live de la formation de Mia April : Y ».
Mia, c’est donc la somme de tout cela.
Une énergie féminine au cœur de différents projets musicaux et une identité artistique au service des nombreux univers de l’électronique. De la pop au trip-hop, le lien s’opère avec une aisance soutenue par cette voix qui commence à nous devenir familière. Des projets qui ne se refusent aucune collaboration, ni expérimentation, aucune influence, mais surtout aucune limite. C’est aussi pour cela que MIIY est bien content de pouvoir vous introduire à l’ensemble de son travail. Mia April sous toutes les facettes que nous venons de vous présenter, c’est encore une affaire à suivre.
Saphia P.
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Mais aussi tous les autres : Apple Jelly, Y, WAT, Daroc et DaTraxer
Les bonus “découverte” de l’article :
Young People REMIX by DATRAXER
Folded REMIX by COSTELLO
Et pour finir en beauté le clip vidéo assassin KILL KILL du groupe WAT

