Live Report : Mauvais Genre 003 w/ Tale Of Us, Frivolous et Outbak au Ninkasi

Vendredi dernier (soyons précis, le 9 mars) on est allés au Ninkasi Kao pour la soirée Mauvais Genre 003 dont les invités étaient Frivolous et Tale of Us. Beau plateau, n’est-ce pas ?

On est arrivés à minuit, heure officielle d’ouverture des portes et il y avait déjà du monde. Mais quel monde ! Des gens plutôt cons qui semblaient vouloir se faire jarreter fissa puisqu’ils fumaient ostensiblement leurs joints et buvaient leur mauvais whisky en beuglant et poussant comme du bétail. Loin de nous l’envie de généraliser sur la jeunesse, disons que vendredi elle était très mal représentée. Les portes n’ont ouvert qu’à minuit et demi, problèmes techniques apparemment, bref à une demie heure près l’entrée de la foule des animaux qui se pressaient devant la porte n’auraient pas pu se passer dans le calme de toute façon. Ça finit par rentrer (en fait plutôt par bourrinner vers l’intérieur) et le vestiaire est plein en moins de deux comme d’hab’.

Passons sur la non-fluidité des choses qui se limitait à la salle. Sur scène, Outbak nous a livré un warm-up qui a bien joué son rôle : faire doucement sortir les gens de leur abrutissement éthylique, leur indiquer que c’est là-haut que ça se passe, les tenir, les rendre un peu fous et les chauffer suffisamment afin qu’ils aient les oreilles bien ouvertes pour accueillir l’artiste suivant. Mention spéciale pour ‘Ghetto Kraviz’ de Nina Kraviz, on était fort contents.

Ensuite arrive Frivolous. Son set est relativement spectaculaire étant donné qu’il utilise parfois un fouet de cuisine, un couteau ou un gros téléphone rouge et la foule a mis du temps à se laisser aller à sa house un peu barrée. C’est un peu naze de dire ça mais le mec porte bien son nom, il y a quelque chose de profondément happy dans sa musique et les gens ont eu l’air de se laisser aller à la joie à mesure que son set avançait. Il y en a même sur la fin qui ont levé les bras, wou ! On a d’ailleurs pu passer un moment avec lui après son set pour l’interviewer, vous en saurez plus dans quelques jours. [EDIT: La vidéo est visible en bas de l'article !]

Enfin, last but NOT LEAST AT ALL, Tale Of Us. Bon, comment vous dire ? Nous on partait sur un mauvais a priori parce que Tale Of US ils sont sensés être deux mais que l’un d’entre eux était malade. On criait un peu à l’arnaque. En plus on voulait les interviewer mais ça n’a pas été possible. On était doublement pas contents et du coup on l’attendait au tournant. Eh bien laissez nous vous dire qu’il nous y attendait aussi. En trois heures de temps il nous a pris, il nous a fait voler dans tous les sens, il nous a rattrapé et il nous a redéposé avec classe et virtuosité. Il y est allé à coup de basses qui entrent sans qu’on les attendent, de petites cymbales qui rendent fous, de montées à n’en plus finir qui explosent en milliards de paillettes d’amour qui se déversent sur un public souriant sa transe et transpirant son bonheur (= un beat chanmé). Bref, on a VRAIMENT passé un bon moment.

En sortant de là on a tous eu la sensation d’avoir assisté à quelque chose de vraiment rare et d’énorme et dont tu mets du temps à te remettre. On va conclure par une phrase de notre photographe JC qui a souvent la bonne formule : ‘quand t’as écouté ça tu sais ce que c’est que la techno’. Word.

Ah Cé
Crédits photo: JC (Inner Side Prod)

 

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