MIIY a assisté à Text’Appeal, anciennement Les Européennes, festival dédié aux nouvelles écritures dramatiques.
Du 7 au 10 juin a eu lieu au théâtre des Ateliers, Text’Appeal, festival sans prétentions autres que de faire découvrir au public français, lyonnais, les nouvelles écritures dramatiques venant de Littuanie, du Danemark, d’Italie, du Quebec, de Suisse et d’Allemagne.
Témoins des aléas d’une génération parfois blasée, hyper communicante, souvent en questionnement face à la réalité de leur pays. Dans le festival, on questionne des thèmes sociétaux et on les décortique, sans Grand Jugements.
Le festival teste aussi la capacité que ces textes ont à être mis en jeu, en scène, dans l’optique de voir un spectacle se réaliser, plus tard, et qui sait, peut-être au théatre des Ateliers ? Mais l’important reste de savoir comment raconter le texte, l’histoire inventée par un auteur vivant, présent dans la salle ou non. Comment adapter ces idées à la scène ? Chaque auteur, dans son style, nous propose une œuvre originale, mêlant humour et une hétérogénéité propre à notre génération. Les textes ne sont cela dit pas reservés aux petits jeunes, ils ont ce côté universel dans leur spécificité qui rassemble une salle.
L’exemple de Macadamia Nut Brittle par les italiens Ricci et Forte et traduit par Sophie Ryère, fut un des temps forts du festival. Mis en scène par Simon Deletang, le texte, très bien ficelé, nous mène à la rencontre de quatre personnages, adolescents mangeurs de crèmes glacées. Ils sont victimes, héros ou bourreaux, ont du mal à grandir, et vivent comme des héros de séries télévisés. Ils font partie de la génération Y, consomment les histoires d’amour comme des glaces Haagen Dazs, se nourrissent des sentiments de malaise et des problèmes identitaires portés par cette génération 2.0. C’est un texte cru qui parle comme on parle aujourd’hui. La langue, acide et nerveuse , n’est pas celle de Racine, et tant mieux, on vit avec notre époque ! Transportés dans un univers qui nous ressemble et qui nous dépasse parfois, ce texte est témoin de cette génération d’enfants perdus.
En bref, on attend avec impatience la prochaine édition de Text’Appeal, pour découvrir non pas les auteurs de demain, mais bien ceux d’aujourd’hui !
Yasmine I.
